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Texte à méditer :  La question est de savoir si l’on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet.  [ Stanley Kubrick ]
Fiche du film :
NOUS AVONS GAGNE CE SOIR


94 / 13


NOUS AVONS GAGNE CE SOIR
THE SET UP

Durée : 72 mn


REALISATION

Robert WISE

CASTING

ROLEACTEUR
Bill «Stocker» ThompsonRobert RYAN
Julie ThompsonAudrey TETTER
TonyGeorge TOBIAS
Jo «Little Boy»Alan BAXTER
GusWallace FORD
RedPercy HELTON
«Tiger» NelsonHal FIEBERLING
ShanleyDarryl HICKMAN
MooreKenny O'MORRISON

HISTOIRE

9 h 05, le soir. Devant la salle de boxe Paradise City. Des spectateurs achètent des billets pour les combats de la soirée. Sur une affiche, le programme: «Stoker» Thompson contre «Tiger» Nelson. Dans un café, Tony, l’entraîneur de Stoker, discute avec Danny, un petit malfrat : tout est réglé, Stoker « se couchera » comme convenu. Un peu plus tard, Tony discute avec son soigneur, Red : inutile de prévenir Stoker, il n’a aucune chance, il est trop vieux, c’est un boxeur « fini ». Dans sa chambre d’hôtel, Stoker se prépare. Sa femme, Julie, refuse d’assister au match. Stoker se rend au vestiaire où des boxeurs se préparent aux combats précédant le sien. Espoirs d’un jeune boxeur, illusions d’autres. « Gunboat » Johnson, sonné, se prend pour Frank Manilla. Le dernier combat de la soirée : Stoker monte sur le ring, face à Nelson. Dans la salle, on parie sur le vainqueur possible. Le match commence. Les premiers rounds, Stoker se sent en forme. Inquiétude de Tony. Surprise de Nelson : Stoker ne se couche pas. Après un très dur combat, contre tout espoir, Stoker est vainqueur ! Dans les vestiaires, Jo « Little Boy » vient menacer Stoker : il n’a pas respecté son engagement ! Stoker cherche à s’enfuir. Dans une impasse ; les hommes de Jo le passent à tabac et lui brisent la main avec une brique. Julie le rejoint. « Nous avons gagné tous les deux ce soir. » 10 h 17. Ils s’éloignent lentement.


PETITE HISTOIRE

« The Set-Up » en anglais veut dire la combine, le match (de boxe) truqué. C’est grâce à Dore Schary (producteur qui favorisa également les débuts de Nicholas Ray et de Joseph Losey) que Wise put réaliser ce projet qui lui tenait énormément à cœur. Art Cohn, dont c’était le premier scénario, était un ancien reporter sportif et connaissait parfaitement les milieux de la boxe. Quant à Robert Ryan, il avait été lui-même boxeur et tenait à interpréter ce rôle qu’il considéra toujours comme l’un des meilleurs de sa carrière. Wise déclara: « jusqu’alors, dans la plupart des films de boxe, le bon gagnait et le méchant perdait. Ici, le héros gagne la partie, mais perd la bataille, puisqu’il ne pourra plus jamais monter sur le ring ». C’est l’un des plus beaux films « noirs » de l'époque et un témoignage implacable sur le monde de la boxe. Prototype du genre, rappelons également : LE CHAMPION, PLUS DURE SERA LA CHUTE de Mark Robson, LE DERNIER COMBAT de Michael Curtiz, GENTLEMAN JIM de Walsh, FAT CITY d’Hudson... et MARQUÉ PAR LA HAINE de Wise! Dans L’AÎNÉ DES FERCHAUX, Melville lui rendait un hommage direct : le film s’ouvre sur un match de boxe et il fait dire à Belmondo : « Si nous avions gagné ce soir... ».





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