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Texte à méditer :  Une erreur originale vaut mieux qu'une vérité banale.  [ Fiodor Dostoïevski ]
Fiche du film :
CAMARADES (LES)


59 / 2

1963
DRAME

CAMARADES (LES)
I COMPAGNI

Durée : 128 mn

ITALIE

REALISATION

Mario MONICELLI

CASTING

ROLEACTEUR
Professeur SinigaliaMarcello MASTROIANNI
RaulRenato SALVATORI
NiobeAnnie GIRARDOT
PautassoFolco LULLI
MartinettiBernard BLIER
L'instituteurFrançois PERIER
AdèleGabriella GIORGELLI
BiancaRafaella CARA
SesarinaElvira TONELLI
CeneroneGiuseppe CADEO

HISTOIRE

Une usine de tissage, à Turin, à la fin du siècle dernier. Pour les ouvriers, qui vivent dans des taudis, ce sont quatorze heures de dur labeur quotidien. Un jour, fatalement, se produit l'accident : un vieil homme se prend la main dans les rouages d'une machine. Ses camarades organisent une collecte, puis se rendent, en délégation, chez le directeur, dont ils désirent attirer l'attention sur les pénibles et dangereuses conditions de travail. Martinetti est chargé de prendre la parole. Mais les délégués ne sont reçus que, furtivement, par le chef du personnel. Les ouvriers décident alors d'actionner la sirène marquant la fin du travail une heure plus tôt. Leur entreprise échoue. Pautasso, le responsable de cette mission, est mis à pied pour quinze jours, les autres ont une amende. Arrive alors dans la ville, venant de Gênes, le professeur Sinigaglia, un militant socialiste. Aidé par l'instituteur il convainc les ouvriers de la nécessité d'une lutte organisée et de l'emploi d'une arme redoutable : la grève. Celle-ci est décidée. Un ouvrier sicilien, dans l'obligation de travailler pour nourrir sa famille, est arrêté par les carabiniers à la suite d'une altercation avec le chef du personnel (il n'avait pas voulu désavouer ses camarades). Après l'échec des négociations, les patrons font appel aux briseurs de grève. Une violente bagarre éclate entre ceux-ci et les grévistes. C'est à cette occasion que Pautasso meurt, écrasé par un train. Recherché par la police, le professeur trouve refuge chez Niobé, la prostituée. Plus tard, après une tentative d'occupation de l'usine, la troupe intervient. Un jeune homme est tué. Raul, un des meneurs, doit s'enfuir. Les ouvriers reprennent le travail, tandis que le professeur est conduit en prison.


PETITE HISTOIRE

Après avoir été plusieurs fois primé, notamment à Mar Del Plata, où il a remporté le grand prix en 1964, ce film, dont la sortie en France a été tardive, a partout connu un échec commercial, à la grande amertume de ses auteurs. Sans doute, comme le pense Monicelli lui-même (Cf. «Le Cinéma Italien», par Jean Gili, 10/18) était-il en avance sur son temps. On avait alors peu l'habitude de voir une fresque sociale (sur la première grève ouvrière à une époque charnière de l'histoire italienne) aussi peu chargée d'effets romanesques, d'accessoires «d'époque », d'éléments dramatiques. Refusant, tout à la fois, le pur documentaire sur la condition ouvrière, selon un schéma politique propagandiste, et la reconstitution néo-réaliste d'un univers à la Zola, Monicelli et ses collaborateurs ont accumulé les handicaps.







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